YALLAH-BYE

Ta Vie commence le jour où tu pars.

Rupture symbolique. Rupture absolue. Rompre en tous cas. Quitter le nid familial peut suffire, quand la structure qui a été donnée est solide et saine. C’est à dire flexible. Qui donne la liberté de déconstruire, ajouter, embellir, renforcer. Une forme d’éco-responsabilité éducative en somme.

Bien souvent, l’adulte confond l’abri, qu’il propose naturellement en tant que parent, et la prison. La structure est scellée, figée. Et l’enfant qui veut grandir au-delà des prévisions, au-delà du prévisible, se retrouve vite à l’étroit.

« Geôle de tristesse ».

Rien ne convient. « Je ne conviens pas ». « J’étouffe ». La structure-mère continue d’alimenter les abreuvoirs. Élevage en espace clos. On sait tous où cela finit. « Si je ne sors pas d’ici, c’est la mort assurée ».

En Vérité, ta Vie commence le jour où tu déposes ton déguisement d’enfant, qui ne te sied plus. La maison parentale a ce quelque chose de rassurant. On joue aux enfants devenus trop grands et on est infantilisé en retour.

De cela, on pourrait dire beaucoup. Quand on pense à ceux qui n’ont pas eu d’autres choix que de partir et sans avoir eu trop le temps d’y réfléchir, doivent se construire un abri à la va-vite. L’adversité aussi peut faire des prouesses.

Alors éventuellement, un jour, tu pars construire ta propre structure, ta tente dans le désert, celle d’Abraham ou d’un autre. Qui t’abritera et pourra en abriter d’autres, si la porte reste ouverte et que des bûches sont mises au Feu.

Pendant 20 ans, peut-être plus, disons plutôt à partir du moment où tu n’as plus été d’accord, c’est à dire en accord avec la structure qui t’as été transmise, tu as eu le temps d’imaginer la tienne, encore empreinte de l’ancienne qui évidemment continuait de résonner dans la tuyauterie.

Il m’a fallu un certain temps et un temps certain, pour que j’ose faire un pas hors-les-murs. Parfois c’est une courtoise invitation qui peut changer votre Vie. Faites le pari de tout. Votre Vérité vous appellera par tous le moyens ! Parfois, en appelant de l’extérieur et parfois vous poussant de l’intérieur. Elle viendra vous chercher quoi qu’il arrive.

Sous ma tente, j’ai invité l’Amour à s’abriter. Avec la joie, le sacré, le beau, la volupté, j’ai ma couche aussi partagé. Sur mon Coeur ces graines déposées, j’ai arrosé en pensées nourricières. Ci-vit un Jardin fleuri en constante transformation. Mon Eden prospère dans la diversité des sentiments. L’uniformité assèche, abime, tue. La variété enrichie les sols. Homme-miroir que ta Lumière est grande !

Sous ma tente, je chanterai mes Merveilles. Et le Chant de mon Être, par delà les hauteurs et dans tes sombres tranchées, te parviendra pour te mander la douce invitation. La promesse qu’en moi tu pourras t’abriter, ne serait-ce qu’un instant. Et lorsque je donnerai à voir ma Danse, tous seront contentés.

Aurais-je la Joie de t’y rencontrer ?

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