who we are

Śaraṇa, mf, du sanskrit सारण (devanāgarī); fissuré; qui produit un son; protection, refuge, demeure. Qui mène à la maison.

Pourquoi je souffre ? Pourquoi je n’obtiens jamais ce que je veux ? Pourquoi tout est si compliqué ? Qu’est ce que j’ai fait pour mériter ça ? Est-ce vraiment là la vie que je veux mener ? Pour quoi suis-je faite ? Qui suis-je ?

Combien de nuits ai-je passé à rouler et dérouler ces phrases dans ma tête ?

Je retiens de ces questionnements une chose essentielle, c’est que la Nature est Parfaite et parfaitement cohérente. Elle a toujours été là, elle a toujours répondu à nos appels, nos besoins, mais nous étions sourds et aveugles, imperméables à son langage. La vie est simple pourtant. Tellement plus simple que nous. Et quand on comprend ses rouages, rien ne nous est refusé.

Mais l’Homme semble avoir une assez forte propension à être malheureux. J’en ai moi-même fait l’expérience et de tant de façons. J’abreuvais moi-même tous mes mauvais penchants et m’étonnais des conséquences, me pensant victime d’un coup du sort. La vie m’en voudrait-elle ? Certainement pas.

Nous créons nos propres monstres. De peur, de colère, de rejet, d’abandon, d’humiliation,… et les nourrissons, abondamment, jusqu’à faire trembler les portes de notre Être.
La guérison commence ici. En prenant conscience de notre part de responsabilité. Bien entendu, il ne s’agit pas de se culpabiliser, mais de réaliser que si nous sommes capables de nous rendre « malades », nous avons également le pouvoir de transformer notre façon d’appréhender les choses.

Viens ensuite la compréhension. De nos mécanismes, de nos patterns. « Engrammés » en nous, parfois dès la gestation. L’histoire se répète pour attirer notre attention. Inlassablement. Jusqu’à ce que leçon soit tirée.

JENNA LAFORGE

J’ai commencé à prendre mes responsabilités en 2010. Un jour, pour des raisons qui me semblaient tout à fait justifiées, je suis rentrée dans une colère noire. Rien d’inhabituel jusque-là.

Au milieu de mes hurlements, j’ai soudain ressenti une éclaircie dans mon esprit.

« Tout cela ne m’appartient pas… je n’sais même plus pourquoi je suis énervée. Pourquoi est-ce que j’fais ça ? Je n’veux plus de ça dans ma vie ».

Ce jour là, j’ai crevé ma membrane placentaire pour la deuxième fois. Cette prise de conscience a été cruciale pour mon avancée. Elle a été cette force, terrible mais nécessaire, qui m’a fait basculer de mon point de gravité, ce pont de moi vers Moi. Le reste n’est que pure magie. L’acceptation et le renoncement facilitent tous les chemins et les moyens. J’ai d’abord découvert le Reiki qui m’a permis de reconquérir mon pouvoir de guérison. Mon rétablissement fut si prompt, si miraculeux, que je m’en allais le crier sur tous les toits. Tant pis si je passais pour une irrationnelle.

Des silences du Ki je suis sortie avec le besoin de comprendre. Je suis donc partie à la rencontre de la mémoire cellulaire, qui a su mettre des mots sur mes comments et mes pourquois. Le corps savait tout, il a suffit de lui donner la parole. La musique, Elle, a toujours fait partie de ma vie. Simplement à un moment il m’a semblé absurde de créer quelque chose pour répandre mes souffrances, mes confusions; je voulais rayonner de toute ma lumière, utiliser mon corps comme le plus bel instrument, sinon quel intérêt ?

La vie m’a fait l’honneur de tant de merveilleuses rencontres. Parmi elles, il en est deux qui ont changé ma vie. Deux guides, Maestros Ayahuasquero, qui m’ont enseigné le Yoga Kundalini et le Yin Yoga, mais aussi le sens du beau, de l’humilité et de la discipline. Auprès d’eux, et pour la première fois de ma Vie, je me suis rencontrée. J’ai traversé les brumes épaisses de quelques grands mystères, qui sont bien peu de choses en soi. Et mon seul souhait aujourd’hui est de les partager avec tous ceux qui souhaitent comme Moi… rentrer chez Eux.

GEORGINA ATTIAS

Vétérinaire ? Institutrice ? Astronaute ? Rock star ?… tant de rêves ont toqué à ma porte lorsque j’étais enfant.

Prendre soin de l’autre, transmettre, chanter, explorer le monde, contempler le ciel constellé d’étoiles et rester coi devant tant de beauté…  J’aime à penser que je suis devenue un peu de tout cela. Tout était là, seule la forme manquait.

J’ai appris à parler très tôt. Je me rappelle parfaitement de ces adultes, amusés de m’entendre débiter des mots bien trop savants pour mon âge. Moi je découvrais l’AB-SO-LU bonheur de parler. Déjà la voix se positionnait comme l’expression spontanée de mon Être. Ayant grandi dans une famille d’artistes amateurs, c’est alors tout naturellement que je me suis mise à chanter. Cependant des envies cachées demeuraient en moi, et cet urgent besoin de reconnaissance, lui, allait grandissant. Je participais donc à de multiples projets musicaux et écumais quelques scènes, mais un jour vint où mon âme ne fut plus satisfaite de rester à l’ombre de l’autre, ce qui jeta en moi un grand désarroi. J’y reviendrai plus bas.

Je suis passionnée par l’Humain depuis toujours je crois. Je suis ce qu’on pourrait appeler une bonne vivante ! J’aime rire, manger, partager, réunir… je fédère un peu malgré moi et ça me va très bien comme ça.

« Si votre parole est vertueuse et porte en elle la puissance de l’Infini et que vous y attachez une grande valeur, alors vous êtes le plus grand parmi les grands. Si vous ne lui accordez aucune importance, alors vous ne valez rien. Votre parole est votre seule monnaie d’échange en tant qu’être humain. »
– Yogi Bhajan

A 19 ans, et après un bref crochet par le Droit, je m’inscris en Faculté de Psychologie et finis par me spécialiser en Psychologie Clinique, Psychanalyse et Psychopathologie des enfants et adolescents. Derrière ce titre pompeux se cache un terrible besoin de comprendre et guérir les blessures de mon propre enfant intérieur. Tant de choses à réparer avant de réparer l’autre…

Je me suis souvent entendue dire que la vie est une question de rencontre. Et bien aujourd’hui je pourrais bien écrire un essai entier à ce sujet. Ces rencontres en apparence fortuites, qui nous ouvrent des perspectives nouvelles et des choix de vie auxquels nous n’avions jamais pensé auparavant, nous rappellent que la vie sait ce qu’elle fait.

Ensommeillée depuis tant d’année sans doute n’arrivais-je plus à voir par moi même. C’est là que cette belle âme est entrée dans ma vie. Elle m’initia aux thérapies énergétiques, à la méditation et tant d’autres choses. Progressivement je me re-connectais à ma véritable identité, mon Maître intérieur.

«Il faut encore avoir du chaos en soi pour pouvoir enfanter une étoile qui danse. »
– Friedrich Nietzsche

Du désordre surgirent l’ordre et la beauté. Je remis les pièces embrouillées du puzzle en place pour compléter l’image. Le Reiki et la thérapie, le Yoga Kundalini et ses chants dévotionnels, le Yin Yoga et l’acceptation de soi, le Yoga pour enfant pour s’éveiller tout en s’amusant, l’éveil musical pour exprimer sa vérité sans fard…

Ma voix, plus qu’un outil de travail, est devenue ma médecine de prédilection pour accompagner l’autre. Par le billet des mots ou des notes, le son s’immisce dans les profondeurs de l’Être et irradie par toutes ses fissures.

Ces cicatrices, véritables témoignages de notre étoffe guerrière, sont des ornements qu’il faut arborer fièrement… après tout nous sommes toujours debouts, invaincus ! A chaque pas nous affinons les contours de nos rêves, nous grandissons simultanément. Cheminer avec confiance – en conscience – reste le meilleur moyen de les voir mûrir.

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